Rocouyer (Bixa orellana) : la plante rouge des Amériques au cœur de notre Solaire
Partager
Carte d’identité
| Nom latin | Bixa orellana L. |
|---|---|
| Famille | Bixacées |
| Noms courants | Rocouyer ou roucouyer (Antilles, Guyane), achiote (Mexique, Amérique centrale), urucum (Brésil), annatto (pays anglophones), « arbre à rouge à lèvres » |
| Origine | Amérique tropicale, bassin amazonien |
| Partie utilisée | Les graines et leur enveloppe rouge |
| Composés phares | Bixine et norbixine (caroténoïdes), tocotriénols (famille de la vitamine E) |
Une plante, plusieurs noms
Le nom de genre Bixa vient d’un mot amérindien désignant la plante. Orellana rend hommage à Francisco de Orellana, le premier Européen à avoir descendu l’Amazone au XVIe siècle. Selon les régions, on l’appelle rocouyer ou roucouyer, achiote, urucum ou annatto, et sa pulpe rouge, le roucou. Tous ces noms désignent la même plante.
À quoi ressemble le rocouyer ?
C’est un arbuste de 3 à 6 mètres, aux grandes feuilles en forme de cœur et aux fleurs roses ou blanches. Ses fruits sont des capsules couvertes de fines épines souples, rouges ou brunes à maturité. En s’ouvrant, elles révèlent une trentaine de graines enrobées d’une pulpe rouge orangé intense : c’est elle qui concentre les pigments.
Une longue histoire avec la peau
Bien avant l’arrivée des Européens, les peuples d’Amazonie et des Caraïbes utilisaient le roucou pour se peindre le corps et le visage, lors des cérémonies comme au quotidien, notamment pour faire face au soleil et aux insectes. Les Mayas et les Aztèques l’employaient aussi pour colorer leurs aliments, leurs boissons au cacao et leurs étoffes.
Le rocouyer a ensuite voyagé dans le monde entier. Il est aujourd’hui l’un des colorants naturels les plus utilisés en cuisine : c’est lui qui donne sa couleur orangée à la mimolette et à certains cheddars, sous le code E 160b, et qui parfume la cuisine mexicaine sous forme de pâte d’achiote.
Ce que contient la graine
La bixine, un caroténoïde rouge
La bixine représente l’essentiel des pigments de la graine. Elle appartient à la famille des caroténoïdes, comme le bêta-carotène de la carotte. Elle est accompagnée de la norbixine, une forme plus soluble dans l’eau.
Comme les autres caroténoïdes, la bixine est un pigment antioxydant : en laboratoire, elle neutralise efficacement certaines formes d’oxygène réactif, celles-là mêmes que produisent les UV dans la peau (voir le stress oxydatif).
Des tocotriénols, cousins de la vitamine E
Les graines de rocouyer sont aussi l’une des rares sources végétales riches en tocotriénols, des molécules de la famille de la vitamine E, présentes en petites quantités dans la plupart des aliments.
Comment la peau en profite
Une fois avalés, les caroténoïdes sont absorbés avec les graisses du repas, puis se déposent progressivement dans les couches superficielles de la peau. Il leur faut 4 à 6 semaines pour s’y accumuler. C’est pourquoi une cure se commence bien avant les premiers rayons.
Pourquoi nous l’avons choisi pour notre Solaire 3 en 1
- Pour sa richesse en caroténoïdes : peu de plantes en concentrent autant que la graine de rocouyer. Il complète l’algue Dunaliella, source de bêta-carotène, pour associer deux caroténoïdes aux profils différents.
- Pour travailler en équipe : dans la formule, il accompagne NutroxSun®, notre ingrédient phare, des polyphénols de romarin et de pamplemousse étudiés sur le photovieillissement, ainsi que la vitamine E et le sélénium, qui contribuent à protéger les cellules contre le stress oxydatif, et le cuivre, qui contribue à la pigmentation normale de la peau.
Nos conseils pour en profiter
- Anticipez : commencez votre cure 4 à 6 semaines avant les vacances ou les premières expositions.
- Prenez-la pendant un repas : les caroténoïdes s’absorbent mieux avec un peu de matière grasse.
- Complétez votre assiette : carottes, patates douces, abricots, épinards, tomates apportent d’autres caroténoïdes.
- Gardez la crème solaire : un complément prépare la peau de l’intérieur, il ne la protège pas des UV comme un écran.
À retenir
- Rocouyer, roucou, achiote, urucum et annatto désignent la même plante : Bixa orellana, originaire d’Amazonie.
- Ses graines sont riches en bixine, un caroténoïde rouge et antioxydant, et en tocotriénols.
- Utilisé depuis des siècles sur la peau et dans la cuisine, il est aujourd’hui le colorant naturel E 160b.
- Dans notre Solaire 3 en 1, il complète le bêta-carotène et NutroxSun® pour préparer la peau de l’intérieur avant l’été.
Questions fréquentes
Rocouyer, roucou, achiote, annatto : quelle différence ?
Aucune : ce sont les noms de la même plante, Bixa orellana, selon les pays. Le roucou désigne plus précisément la pulpe rouge des graines.
La bixine colore-t-elle la peau ?
Aux quantités apportées par un complément, non : il n’y a pas d’effet « peinture ». Comme les autres caroténoïdes, elle peut contribuer, avec le temps, à un teint légèrement plus doré.
Le rocouyer est-il sûr ?
Oui, il est consommé depuis des siècles et autorisé comme colorant alimentaire en Europe (E 160b), avec des quantités encadrées. Respectez la dose journalière de votre complément.
Le Solaire 3 en 1 de Natis remplace-t-il la crème solaire ?
Non. Il prépare la peau de l’intérieur, mais n’a pas d’indice de protection : la crème solaire reste indispensable.
Références : Vilar D.A. et al., Traditional uses, chemical constituents, and biological activities of Bixa orellana L.: a review, The Scientific World Journal, 2014 (PubMed 25050404) ; EFSA, réévaluation de l’annatto (E 160b), 2019 ; Règlement (UE) 2020/771 (spécifications E 160b) ; Règlement (UE) n° 432/2012 (allégations).