Photovieillissement : comment les UV marquent la peau, et comment la préserver

Photovieillissement : comment les UV marquent la peau, et comment la préserver
En bref : le photovieillissement désigne les marques que le soleil laisse sur la peau au fil des années : rides, taches, teint irrégulier, perte d’élasticité. Il est lié surtout aux UV cumulés sur une vie. Les gestes qui comptent le plus sont ceux qui limitent l’exposition : crème solaire, ombre, vêtements. Une alimentation variée et certains nutriments peuvent soutenir la peau, sans jamais remplacer ces réflexes.

Qu’est-ce que le photovieillissement ?

Le vieillissement de la peau a deux visages. Le premier est « intrinsèque » : il dépend de l’âge et de la génétique. Le second vient de l’extérieur, et le soleil en est le premier responsable : c’est le photovieillissement. Selon PubMed, une revue de Yaar et Gilchrest (2007, fiche PubMed) décrit une peau photo-exposée marquée par une épaisseur irrégulière de l’épiderme, une altération des fibres du derme, un collagène diminué et fragmenté et une augmentation d’enzymes capables de dégrader la matrice de la peau. Les auteurs soulignent aussi l’intérêt des crèmes solaires qui protègent à la fois des UVA et des UVB pour prévenir ce vieillissement.

Autrement dit, ce que l’on appelle parfois « l’âge de la peau » est en grande partie le résultat des heures passées au soleil, bien plus que de l’âge lui-même. Pour le détail de la pigmentation, lisez mélanine et pigmentation de la peau.

UVA, UVB : quelle différence pour la peau ?

Le rayonnement solaire qui atteint la Terre contient deux types d’UV. Selon l’Organisation mondiale de la santé :

  • les UVB agissent surtout sur l’épiderme : ils provoquent les coups de soleil et stimulent la production de mélanine, le pigment du bronzage ;
  • les UVA pénètrent plus profondément, jusqu’au derme, où se trouvent le collagène et l’élastine ; ils sont davantage associés au vieillissement de la peau.

Dans les deux cas, les UV génèrent des espèces réactives de l’oxygène, des molécules instables qui endommagent les cellules : c’est le stress oxydatif (voir stress oxydatif et peau). Les UVA traversent aussi les vitres et les nuages : l’exposition est donc continue, même sans coup de soleil.

Quels sont les signes du photovieillissement ?

  • des rides plus marquées sur les zones exposées (front, contour des yeux, cou, décolleté) ;
  • des taches brunes sur le visage, les mains et les avant-bras (voir taches pigmentaires et soleil) ;
  • un teint irrégulier, plus terne, avec de petits vaisseaux visibles ;
  • une peau plus sèche et plus rugueuse au toucher ;
  • une perte d’élasticité, avec un relâchement progressif (voir peau qui se relâche).

Un grain de beauté ou une tache qui change de forme, de couleur ou de taille, qui saigne ou qui ne cicatrise pas doit être montré à un dermatologue. Ce n’est pas du photovieillissement, c’est un signal à ne pas ignorer.

Pourquoi la crème solaire ne suffit-elle pas toujours ?

La crème solaire est la mesure de référence : elle réduit la quantité d’UV qui atteint la peau. Mais, dans la vie réelle, elle est souvent appliquée en quantité insuffisante, mal répartie ou pas renouvelée, et aucun filtre ne bloque 100 % des UV. D’où l’intérêt de la combiner à d’autres protections : vêtements couvrants, lunettes, chapeau, ombre aux heures fortes. Les cabines UV et le bronzage artificiel, eux, accélèrent le vieillissement de la peau et sont déconseillés. Pour revoir les réflexes de base, lisez les bons réflexes de protection solaire.

Que peut apporter une approche « de l’intérieur » ?

La peau dispose de défenses naturelles contre le stress oxydatif, qui s’appuient notamment sur des antioxydants apportés par l’alimentation. Une alimentation variée, riche en fruits, légumes et bonnes matières grasses, soutient l’organisme au quotidien. Sur le plan réglementaire, certains nutriments peuvent faire l’objet d’allégations autorisées en Europe (règlement (UE) n° 432/2012) :

  • la vitamine C, la vitamine E et le sélénium contribuent à protéger les cellules contre le stress oxydatif ;
  • la vitamine C contribue à la formation normale de collagène pour assurer la fonction normale de la peau ;
  • le cuivre contribue à la pigmentation normale de la peau.

Ces allégations ne disent rien d’un effet sur les rides ou les taches du photovieillissement, et un complément n’a pas d’indice de protection. Pour comprendre ce qui est étudié et ce que l’on peut en dire, lisez protéger sa peau du soleil de l’intérieur et antioxydants par voie orale et peau.

Comment préparer sa peau avant l’été ?

  1. Commencer par les bases : crème à indice élevé, ombre, vêtements, lunettes ;
  2. soigner l’assiette plusieurs semaines avant l’exposition ;
  3. hydrater sa peau et la nettoyer en douceur pour préserver la barrière cutanée ;
  4. s’exposer progressivement au lieu de rattraper le temps perdu en quelques jours ;
  5. surveiller sa peau chaque année et consulter en cas de doute.

Pour une préparation détaillée, voir comment préparer sa peau au bronzage et comprendre le bronzage.

Les idées reçues sur le soleil et le vieillissement

  • « Un bronzage protège la peau. » Il témoigne d’une réaction de défense : il n’est pas un bouclier fiable.
  • « On ne vieillit que sur la plage. » Le soleil du quotidien, derrière une vitre ou en voiture, participe aussi à l’exposition cumulée.
  • « Une peau mate n’a pas besoin de protection. » Les peaux mates et foncées sont moins sujettes aux coups de soleil, mais restent exposées au photovieillissement.

Où se situe le Solaire 3 en 1 ?

Le Solaire 3 en 1 de Natis, en gélules végétales, associe NutroxSun®, rocouyer, dunaliella, vitamine E, sélénium et cuivre. La vitamine E et le sélénium contribuent à protéger les cellules contre le stress oxydatif ; le cuivre contribue à la pigmentation normale de la peau. Il n’a pas d’indice de protection et ne remplace pas une crème solaire. Voir l’avis sur le Solaire 3 en 1.

Questions fréquentes

Peut-on inverser le photovieillissement ?

On peut le ralentir en limitant l’exposition. Pour des signes installés, un dermatologue peut proposer des soins adaptés : un complément alimentaire n’en fait pas partie.

Le collagène alimentaire répare-t-il les dommages du soleil ?

Aucune étude ne le montre. Les essais sur les peptides de collagène concernent le collagène animal hydrolysé et l’hydratation ou l’élasticité, pas la réparation des dommages solaires.

Faut-il se protéger en hiver ?

Oui, surtout en altitude ou sur la neige. Voir soleil à la montagne.

À retenir

  • Le photovieillissement vient surtout des UV cumulés : rides, taches, teint irrégulier, perte d’élasticité.
  • Les UVA atteignent le derme, qui contient le collagène.
  • Crème solaire, ombre, vêtements et lunettes restent la base.
  • Un complément alimentaire n’a pas d’indice de protection et ne remplace pas ces gestes.

Références : Yaar M., Gilchrest B. A., Photoageing: mechanism, prevention and therapy, Br J Dermatol, 2007 (doi:10.1111/j.1365-2133.2007.08108.x) ; Organisation mondiale de la santé, Rayonnement ultraviolet ; règlement (UE) n° 432/2012. Cet article est informatif et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

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